Je me suis beaucoup posé la question avant de passer freelance : est-ce que c’est le bon moment ? Que faire s’il y a une nouvelle crise comme celle qui a suivit l’éclatement de la bulle internet en 2000 ? Si je me lance maintenant est-ce que je ferai parti de ces malchanceux qui arrivent sur le marché en même temps que la crise ? Malheureusement je n’ai pas la réponse à ces questions, cependant voici quelques indicateurs qui montrent la tendance actuelle du marché :

Les prévisionnels de recrutement 2008 atteignent des niveaux comparables à ceux du tournant des années 2000. Pour autant, on n’assiste pas à un phénomène de bulle, ni à une surenchère salariale. La dynamique du marché profite avant tout aux jeunes diplômés, et laisse les seniors en chemin.

Dans ce dossier assez complet peut voir que l’horizon est plutot dégagé pour les profils IT pour 2008, en particulier pour les jeunes diplomés et les profils demandés tels que les ingénieurs JAVA/J2EE, experts SAP, … Mais tout n’est pas parfait, les séniors sont mis de côté, 5% à 7% des informaticiens sont au chômage, sans compter le développement des activités offshore.

Selon Les Echos, les préfectures sont désormais autorisées à délivrer des autorisations de travail aux étrangers exerçant des professions dites « en tension », comme les informaticiens.

Pénurie ? Pas pénurie ? Apparement le gouvernement a fait son choix en décidant de faciliter l’arrivée des informaticiens étrangers afin de combler le manque d’informaticiens dans les entreprises.

Le nombre de recrutements, à destination des cadres sur lesquels nous avons été mandatés en 2007 dans le secteur informatique de gestion, témoigne de la bonne santé de l’emploi IT. Les prévisions sont très encourageantes en 2008. En effet, l’évaluation des besoins anticipée par les directions des ressources humaines et les directions informatique annonce une année 2008 faste pour l’emploi IT.

Article qui confirme le dynamise du marché de l’emploi dans l’IT. Les précisions sur l’apparente demande moins importante dans le domaine de la sécurité informatique sont intéressantes.

Un groupe éminent d’organisations canadiennes s’est formé à l’échelle nationale en vue de combler la pénurie croissante et de plus en plus problématique de professionnels des TI. Lancée par Bell Canada, la Coalition canadienne pour une relève en TI s’efforcera d’assurer l’avenir de la main-d’oeuvre canadienne dans le secteur des TI.

Il semblerait que le Canada a également un grand besoin d’informaticiens. Si certains freelances veulent tenter l’aventure à l’étranger, le canada serait peut-être une belle opportunité ! Le mieux serait d’aller constater sur place, personnellement je me laisserai bien tenter un jour donc si certains peuvent témoigner de leur expérience au pays de Celine Dion je suis preneur …

L’année dernière, $70 000 était un salaire presque commun. Facebook se dit prêt cette année à offrir $92 000 et Google $95 000. Les étudiants avec une maîtrise en Informatique se verront offrir $130 000 pour un poste de directeur de produit chez Google.

C’est un indicateur intéressant sur les efforts en terme de rémunération que peuvent faire les grands groupes internet afin d’attirer les meilleurs talents et le plus rapidement possible. Facebook n’est pas encore présent en Europe mais si un jour cela arrive il devrait y avoir pas mal de recrutements, alors amis freelances restez à l’écoute on ne sait jamais ! C’est également intéressant de voir que les entreprises cherchent à recruter directement à la sortie des écoles, c’est aussi le cas en France où on peut voir de plus en plus de promos d’écoles avec 100% des élèves qui ont trouvé un emploi avant (ou quelques semaines après) la fin de leurs études.

Pour les observateurs, les choses sont claires. « Nous refaisons à nouveau les mêmes erreurs qu’avant l’an 2000 : les «business plans» des start-up misent à nouveau sur l’audience et non pas sur le chiffre d’affaires ou la rentabilité »

Sommes-nous en train d’assister à un remake de la première bulle internet ? Si oui toute la question de savoir quand est-ce qu’elle explosera et quels seront les dégats. En tout cas certains l’affirment même en chanson, vous êtes prévenus voici une nouvelle bulle !

Etant du genre à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide je me dis que malgré la crainte d’un éclatement d’une éventuelle bulle ou la frayeur boursière de ces derniers jours, je me dois de me lancer en freelance tant que les indicateurs sont dans le vert. Une chose est sûre en tout cas : si je ne le fais pas, d’autres le feront à ma place !