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Le blog d’un ingénieur freelance JAVA-JEE

Pourquoi certains prestataires informatiques ne se lancent-ils pas en freelance ?

La question mérite d’être posée car a priori un ingénieur, surtout s’il a de très bonnes compétences dans son domaine,  devrait très bien s’en tirer en tant qu’indépendant. Que ce soit en entretien technique et au cours de sa mission, ce genre de prestataire à toutes les clés en main pour effectuer un travail satisfaisant pour son client (et donc gagner sa confiance pour une éventuelle future mission).

Un bon ingénieur salarié fait-il un bon ingénieur indépendant ? Pas si sûr.

Tout d’abord il semble évident que tout le monde n’a pas forcement envie de monter sa propre activité et que si la vie de salarié convient parfaitement à une personne alors il est compréhensible qu’elle n’ait pas d’envie de changer.

Quand est-il alors des personnes qui vivent mal leur vie de prestataire salarié (pas de reconnaissance du travail, mauvaise relation avec la SSII, …)  ? N’est-il pas contradictoire de continuer à évoluer dans un système qui empêche tout épanouissement personnel/professionnel ?

Une solution (qui existe depuis des lustres) face à ce genre de situation est de changer d’employeur : on efface tout et on recommence et on jure qu’on ne refera pas les même erreurs. Jusqu’au jour où …

Une autre solution (qui se développe de plus en plus) est de se lancer en freelance. Mais quand on se lance en freelance on sait ce qu’on perd (congés, chomage, RTT, mutuelle, sacro-saint CDI que les banquiers aiment tant …) et on n’a aucune garantie contractuelle concernant ce qu’on va pouvoir gagner. Quel intérêt de prendre de tels risques ?

C’est un peu comme faire un saut en parachute pour la première fois :

  • il y a ceux qui imaginent le scénario catastrophe (le parachute ne s’ouvre pas, le crash à l’atterrissage) et qui finalement font machine arrière : mieux vaut prévenir que guérir, je prends pas de risques donc j’ai pas mal
  • il y a ceux qui une vision plus optimiste (des millions de personnes l’ont déjà fait sans égratignure, pourquoi pas moi) et qui se lancent, avec une petite trouille au ventre certes mais ils  se lancent : je prends le risque mais ça vaut peut être le coup.

Les deux réactions sont compréhensibles et il n’y a pas de solution meilleure que l’autre, tout dépend de l’état d’esprit de chacun et il faut se lancer quand on se sent prêt.

Alors être freelance (et entrepreneur en général) ce n’est pas seulement une question de compétences techniques, c’est aussi un état d’esprit, non ?

Bien décidé à comprendre ce qu’il se cache derrière ces trois lettres, et en cette période d’accompte trimestrielle de la TVA, je suis tombé sur cette excellente synthèse concernant la TVA en France.

Je conseille vivement cet article à tous ceux qui souhaitent comprendre un peu mieux la taxe sur la valeur ajoutée.

Sinon il ne faut pas que j’oublie d’aller déposer mon accompte de TVA demain matin sinon je me prends les 10% de majoration !

Après la création de mon entreprise j’ai commencé à recevoir beaucoup plus de courrier qu’avant. Lettres de la banque, publicités, assurance, bref un tas de courrier que finalement on prend l’habitude de recevoir. Pourtant il est un type de courrier qui me surprend encore et que j’ai tendance à ouvrir en priorité lorsque je le reçois. Il s’agit de lettres avec le logo suivant :

logo impots

Rien de grave, il s’agit de la déclaration trimestrielle de TVA (que je me suis empressé de transmettre à mon comptable ). Il va falloir que je m’y fasse ! ;-)

J’en avais déjà parlé sur ce blog, c’est désormais chose faite : j’ai enfin un comptable pour m’accompagner dans mon activité freelance !

Au départ je m’étais pourtant dit qu’étant seul cela ne devait pas être bien compliqué de tenir sa comptabilité, mais après 3 mois d’activité je me rends compte que je n’ai pas vraiment le temps (ni vraiment l’envie) de me lancer la dedans. Car me lancer dans la comptabilité nécessiterai que je me forme à ce sujet, et je préfère consacrer mon temps à me former à des choses plus utiles pour mon activité.

Autre chose : étant donné que j’ai vraiment peu de charges, cela me permet de générer une charge qui a une veritable utilité.

Combien coûtent les services d’un expert comptable ?  D’après ce que j’ai vu il va falloir compter aux alentours de 150€/mois pour une tenue de comptabilité complète (tout dépend des prestations proposées). Les tarifs étant très variable d’un cabinet à un autre et d’un département à un autre, il ne faut pas hésiter à demander un devis pour un détail des prestations proposées.

On entend beaucoup de choses concernant les SSII, et pas toujours de bonnes choses. Toute personne ayant déjà travaillé dans le monde de la prestation informatique a déjà entendu ou vécu une mauvaise expérience avec une SSII : le commercial qui cherche à imposer une mission au développeur, les perspectives de carrières inexistantes et l’impression de ne pas faire partie d’une même entité. Difficile de la jouer corporate quand on passe la plupart du temps chez le client et qu’on voit son commercial un quart d’heure une fois par mois pour récupérer sa ficher de paye et ses tickets resto.

Et quand le commercial ne passe pas tous les mois, il reste toujours l’entretien annuel où généralement le consultant négocie son augmentation face à cette même personne qui ne l’a presque pas vu, rien d’idéal !

Le nombre de consultants insatisfaits de leur SSII et de leur relation avec leur commercial est très fréquent, et cela ne touche pas seulement les salariés, les consultants indépendants sont aussi impactés par les mauvaises SSII : contractualisation de la mission en retard, retard de paiement de factures, mensonge sur la tarification, il semblerait que certaines boîtes n’aient pas comme priorité d’établir une relation de confiance avec les personnes avec qui elles travaillent.

Et c’est justement toutes ces pratiques malhonnêtes à répétition qui finissent par détruire la confiance qu’on peut avoir envers une SSII. J’ai récemment entendu un freelance se plaindre de son intermediaire qui l’a payé avec 5 mois de retard ! Si un jour cette même société me solicite pour une mission je me rappelerai que je risque de devoir me battre pour mon dû, autant de galères que je souhaiterai éviter et qui feront que je n’irai pas bosser avec ce genre de boîtes ni les recommander à d’autres.

C’est impressionnant ce que peuvent être amenées à faire certaines SSII quand il s’agit de grapiller quelques euros (surêment dû au marché très concurrentiel du secteur), mais il me semble évident qu’en étant malhonnête avec les personnes qui vous ramènent de l’argent (salariés ou independants) certaines SSII perdront la confiance qu’on leur porte et mourront d’elles-mêmes.

Le modèle actuel des SSII a réussi à créer deux camps (les consultants contre les commerciaux) qui s’affrontent alors qu’ils devraient collaborer. Les mauvaises SSII contribuent à cultiver cette division au sein même de leur structure et généralement ce sont les même noms qu’on retrouve lorsqu’un freelance raconte une mauvaise expérience. Combien de temps ces boîtes aux méthodes limites pourront-elles tenir ?

PS : je ne dis pas que les mauvais consultants n’existent pas, mais je n’ai pas pu avoir le point de vu de commerciaux.