FreelanceInformatique.com

Le blog d’un ingénieur freelance JAVA-JEE

Considéré comme une référence en matière d’entrepreneuriat, je me suis enfin décidé à me procurer “L’art de se lancer” écrit par Guy Kawasaki et vu le CV du bonhomme, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il sait de quoi il parle : ancienne grosse tête de chez Apple, créateur et investisseur dans de nombreuses start-up … bref, c’est une personne dont les conseils prodigués valent la peine d’être lus.

Ce livre est orienté pour les personnes désirant développer une société : lever des fonds, recruter, faire des partenariats … Si vous comptez travailler seul toute votre vie vous ne vous sentirez probablement pas concernés, mais si l’idée de développer votre société vous trotte dans la tête alors ce livre mérite d’être lu.

Guy Kawasaki distingue 5 points particulièrement pour démarrer un business de qualité :

  • créer du sens : créer un service ou un produit déstiné à améliorer le monde
  • créer un mantra : ce qui mettra votre équipe sur la bonne voie
  • aller de l’avant : focalisez vous sur ce qui construit votre affaire, ne perdez pas de temps dans les choses futiles
  • définir un business model : peu importe votre idée, il faut trouver un moyen de faire de l’argent
  • fabriquer un M.A.T (marks, assumptions, tasks):  définir vos objectifs, les hypothèses qui sous-tendent votre business model et les tâches à accomplir

Ces points peuvent être appliqués aux freelances. Par exemple je pense que démarrer une mission en ayant comme volonté de créer du sens, être pro-actif pour son client afin de l’aider à améliorer son monde (les applications, les process, etc) est un bon réflexe à prendre pour les indépendants. C’est toujours mieux que d’avancer en cherchant constamment comment sous tirer de l’argent au monde entier …
Chaque chapitre de ce “guide tout-terrain pour tout entrepreneur” aborde un thème bien précis contenant des conseils pour améliorer votre business. Certains chapitres ont particulièrement retenu mon attention notamment celui concernant l’art de recruter (les diplômes ne font pas tout!), l’art de faire un partenariat (utile tant qu’à faire) ou encore l’art de créer une image de marque et l’art d’être quelqu’un de bien.

D’autres chapitres sont un peu moins passionnants, je pense notamment à l’art de faire une présentation. Ce chapitre est intéressant certes, mais pousser les explications jusqu’à donner la taille de la police powerpoint ne m’a pas vraiment passionné. Bon ok, je n’ai pas (encore) besoin de faire des présentations donc je me suis surement senti moins concerné.

Au final ce livre mérite d’être lu. Certains pourront considérer que certains conseils sont des banalités ou tirés par les cheveux, mais globalement l’ensemble des conseils donnés dans ce livre sont intéressants et valent la peine d’être lus. Je ne peux donc que vous conseiller la lecture de ce livre !

Vous l’avez lu ? N’hésitez pas à donner votre avis !

http://ecx.images-amazon.com/images/I/416NVJ8PJYL._SS500_.jpg

Pourquoi certains prestataires informatiques ne se lancent-ils pas en freelance ?

La question mérite d’être posée car a priori un ingénieur, surtout s’il a de très bonnes compétences dans son domaine,  devrait très bien s’en tirer en tant qu’indépendant. Que ce soit en entretien technique et au cours de sa mission, ce genre de prestataire à toutes les clés en main pour effectuer un travail satisfaisant pour son client (et donc gagner sa confiance pour une éventuelle future mission).

Un bon ingénieur salarié fait-il un bon ingénieur indépendant ? Pas si sûr.

Tout d’abord il semble évident que tout le monde n’a pas forcement envie de monter sa propre activité et que si la vie de salarié convient parfaitement à une personne alors il est compréhensible qu’elle n’ait pas d’envie de changer.

Quand est-il alors des personnes qui vivent mal leur vie de prestataire salarié (pas de reconnaissance du travail, mauvaise relation avec la SSII, …)  ? N’est-il pas contradictoire de continuer à évoluer dans un système qui empêche tout épanouissement personnel/professionnel ?

Une solution (qui existe depuis des lustres) face à ce genre de situation est de changer d’employeur : on efface tout et on recommence et on jure qu’on ne refera pas les même erreurs. Jusqu’au jour où …

Une autre solution (qui se développe de plus en plus) est de se lancer en freelance. Mais quand on se lance en freelance on sait ce qu’on perd (congés, chomage, RTT, mutuelle, sacro-saint CDI que les banquiers aiment tant …) et on n’a aucune garantie contractuelle concernant ce qu’on va pouvoir gagner. Quel intérêt de prendre de tels risques ?

C’est un peu comme faire un saut en parachute pour la première fois :

  • il y a ceux qui imaginent le scénario catastrophe (le parachute ne s’ouvre pas, le crash à l’atterrissage) et qui finalement font machine arrière : mieux vaut prévenir que guérir, je prends pas de risques donc j’ai pas mal
  • il y a ceux qui une vision plus optimiste (des millions de personnes l’ont déjà fait sans égratignure, pourquoi pas moi) et qui se lancent, avec une petite trouille au ventre certes mais ils  se lancent : je prends le risque mais ça vaut peut être le coup.

Les deux réactions sont compréhensibles et il n’y a pas de solution meilleure que l’autre, tout dépend de l’état d’esprit de chacun et il faut se lancer quand on se sent prêt.

Alors être freelance (et entrepreneur en général) ce n’est pas seulement une question de compétences techniques, c’est aussi un état d’esprit, non ?

OhMyMode : espace de social shopping dédié à la mode

Depuis déjà quelques mois je participe avec d’autres camarades au développement d’un projet assez ambitieux nommé Oh My Mode, un espace de social shopping dédié à l’univers de la mode. L’objectif de ce site est de modifier l’expérience des utilisateurs lors de leurs achats en ligne, et croyez moi c’est un boulot monstre mais qui en vaut vraiment la peine ! Sur Oh My Mode vous pourrez :

Partager votre opinion en matiere de mode avec le reste de la communauté. Trouver le style vestimentaire qui vous convient. Experimenter et créer de nouvelles tendances.

Intéressant n’est-ce pas ?

Comme dans toute histoire de création de projet on a déjà connu nos petites victoires qui contribuent à booster notre motivation, ça va de notre participation au concours de stratups organisé par Pierre Chappaz (remporté par Hellotipi et Ebuzzing) à l’incubation de notre projet par Telecom Paris; bien entendu on espère que d’autres belles surprises nous attendent !

En tant que freelance je trouve plusieurs intérêts à bosser sur Oh My Mode :

  • j’aime l’idée de construire un projet de bout en bout (même si on est encore plus proche du début que de la fin ! )
  • ce projet contribue m’aider à me former sur différents sujets liés à ma spécialité ce qui est primordial pour mon activité d’ingénieur indépendant
  • je peux m’intéresser à des sujets autres que JAVA : trouver un graphiste, suivre les évolutions du marché, analyser le business model, etc

Je ne vais pas me risquer à annoncer une date de sortie, ça sortira quand ça sera prêt, mais pour avoir vu pu tester une partie de notre IHM je peux vous assurer que ça déchire (bon ok, faut pas trop être regardant sur les bugs et je suis surement pas très objectif ;-) ) !

Il reste encore beaucoup à faire et on s’accroche mais une chose est sure cette expérience est vraiment très enrichissante !

Depuis que je me suis mis à mon compte je vois les entrepreneurs d’un œil différent. J’aime bien notamment m’intéresser aux différents blogs parlant d’un projet, de sa création, de son évolution, car par le biais de ce témoignage j’ai l’impression de vivre ce projet de l’intérieur.

Parmi les projets que j’aime bien suivre, il y a un projet qui n’a rien à voir avec l’informatique. Il s’agit du blog “Aznavour, Dreyf et moi“, qui raconte l’histoire de la préparation d’un album de rap (je l’avais dit que ça n’avait pas de rapport avec l’informatique!). Le concept : un rappeur (Dreyf), un beatmaker (Catharsis, l’auteur du blog) pour un album “qui s’inspirera de la musique de Charles Aznavour”, rien que ça ! Comme le dit l’auteur :

cet album est bien sûr un hommage (sérieusement, comment peut-on ne pas aimer Aznavour ?) mais notre volonté, c’est de s’inspirer de sa musique pour en ressortir quelque chose qui nous ressemble. Et, entre nous, j’crois qu’on est en train d’y arriver

Le blog a atteint récemment les 100 posts durant lesquels Catharsis nous expose ses objectifs, son bilan, ses doutes, ses victoires et accessoirement son amour pour Amel Bent (ce billet vaut vraiment la peine d’être lu !) !

Alors pourquoi j’aime ce blog alors qu’il n’a rien à voir avec le monde de la prestation informatique ? Tout simplement parce que j’aime bien la façon dont l’auteur parle de ce projet, on sent qu’il prend cela vraiment à cœur et donc on finit par espérer qu’il réussisse à sortir ce disque pour pouvoir être témoin de cette grande étape.

Mais outre ce côté affectif je trouve le projet ambitieux car il a tout pour être un projet raté en s’attaquant à un monument de la chanson française, je suis donc bien curieux de voir ce que ça va donner. Et un mec qui peut parler aussi bien de Francis Cabrel que de Timbaland sur un même blog ne peut pas être mauvais. Enfin, je pense que mon petit blues du businessman fait que ce projet m’intéresse un peu plus ;-)

Bref, jetez une oreille aux extraits, et si le rap ou la chanson française ne sont vraiment pas votre came lisez au moins le témoignage de cet entrepreneur sur la création de ce projet.

Aznavour Dreyf et moi