Faut-il craindre les SSII indiennes ?

Effet de mode ou réalité économique durable, en l’espace de quelques jours je suis tombé sur un certain nombre d’articles parlant du développement des SSII indiennes aussi bien en Inde mais également en France.

Capgemini a indiqué que ses effectifs étaient restés quasi stables en Occident au premier semestre alors qu’ils ont progressé de 13,8 % dans les pays émergents. Stratégie identique chez Atos Origin. « L’accroissement net de nos effectifs sera quasi nul en Europe de l’Ouest dans les années à venir », expliquait le président du directoire, Philippe Germond, lors de l’assemblée générale en juin

Tata Consultancy Services (TCS), Infosys et Wipro devraient, selon Gartner, venir rapidement chatouiller les actuels leaders du marché des services informatiques que sont IBM, Accenture et HP/EDS. Jusqu’à peut-être prendre leurs places d’ici 2011.

En septembre, Logica ouvrira un nouveau centre de services à Chennaï (Inde), avec 100 personnes pour démarrer. Dans son communiqué, la SSII se félicite d’ailleurs de “l’appétit croissant” des clients français pour l’offshore. Dans l’Hexagone, “la moitié des nouveaux gros contrats signés ont une composante offshore”. Conséquence : la SSII a “freiné les recrutements onshore (en France donc, ndlr) au cours de ce semestre”

Ces inquiétudes me semblent pour le moins légitimes alors que trois des principales SSII européennes ont confirmé leur volonté de stabiliser leurs effectifs “occidentaux”, pour mettre la priorité sur le recrutement dans les pays à faible coût de main d’œuvre, particulièrement en Inde. Pour Capgemini, le directeur financier Nicolas Dufourcq expliquait en début de ce mois dans Les Echos : “Lorsque nous augmentons nos effectifs nets de 100 personnes, 98 d’entre elles proviennent de pays à bas coût”. Un chiffre qui frappe les esprits. Pour Atos, Philippe Germond confirmait lui aussi la même tendance lors de la récente assemblée générale de la SSII.

En France, les syndicats de salariés restent particulièrement vigilants en ce qui concerne l’offshore et notamment le développement de la présence des SSII françaises dans ces pays. Le Munci rappelle ainsi que Cap Gemini a passé la barre des 19 000 salariés dans ses implantations offshore (Inde, Chine, Pologne, Maroc), avec un objectif de 40 000 en 2010.

Quant à Steria, il disposerait déjà en Inde de 27% de son personnel, soit 20 000 salariés. La SSII se serait en outre fixée un taux de 40% de ses effectifs d’ici à 2010.

La légende de l’informaticien indien arrivant sur le marché français serait-elle en train de se réaliser ? A en croire les articles ci-dessus il semblerait que oui, et les plus grosses SSII mise sur leurs effectifs indiens. Que va-t-il alors rester au marché français ? Il parait difficilement envisageable qu’il n’y ait un jour plus aucun besoin d’ingénieurs informaticiens français, donc je ne me sens pas vraiment en concurrence avec un indien situé à plusieurs milliers de kilomètres d’ici.

Et si les SSII indiennes s’implante en France ? Aucun probleme ! Au contraire cela peut me faire un client potentiel en plus !

Une chose est sure en tout cas, le marché de l’informatique est immense et il faut prendre en compte les évolutions à moyen et long terme car face au monde qui bouge il vaut mieux penser le changement que de changer le pansement !

Capgemini Inde

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4 Commentaires

  • Med
    8 décembre 2008 - 1:09 | Permalien

    Parlons honnêtement : pour du développement “basique”, “léger” les SSII indiennes seront imbattables.
    Pour le reste : vaut mieux fuir !

    J’ai bossé par exemple pour un grand Compte, qui sur conseil d’un cabinet de conseil en organisation ( comprendre une boite dirigée par un ami d’un big boss et avec qui il faut traiter, qui facture 2000 euros HT son consultant pour vous trouver des solutions miraculeuses pour économiser des sous-sous…), a externalisé le développement d’une appli en C#. ( la boite indienne est un faux-nez dudit cabinet de conseil, donc double effet kisscool garanti ).

    Donc, la MOA prépare des specs cleans, pense à tout préciser avec moultes détails…

    La SSII indienne fournit par la suite dans les délais l’appli désirée et son code : tout fonctionne, SUPER !

    Sauf que…
    - au cours des tests de l’appli, plusieurs bugs sont apparus, décalage horaire et anglais approximatifs des 2 côtés aidant, la correction d’un bug prend 5 fois plus de temps que si c’était à Paris.
    - jetons un coup d’œil au code : INEXPLOITABLE. Le code est crade, aucun commentaire, incompréhensible.
    - 3 semaines après : un des développeurs indiens a quitté sa boite ( le turn-over là-bas est très élevé ) donc pour reprendre le code, il faut 3 fois plus de temps…

    Bref, au bout de 2 mois de retard sur le projet, le cabinet de conseil conseille de rapatrier le dév de l’appli à Paris, sans se désavouer pour autant.

  • Patrick
    11 février 2009 - 17:36 | Permalien

    Moi j’ai été contacté pour “finaliser un projet” fait en off-shore en Inde !

    Une caricature : entre ce que les specs avait mal précisé, ce que les indiens avaient mal compris et ce que l’idée avait évolué durant le temps des developpement fallait en mettre la moitié à la benne. :-)

  • 15 février 2009 - 14:46 | Permalien

    Patrick> c’est vrai que les retours d’expérience de l’offshore en Inde est souvent mauvais, cela dit j’ai l’impression que d’ici quelques temps il y aura de plus en plus de développement offshore, peut être pas en Inde mais plutôt dans les pays de l’Est ou le Maroc. Wait & see …

  • String
    22 mars 2009 - 7:16 | Permalien

    Vous êtes tombés sur des nanard…, c’est tout, comme en france il y en a ! les indiens sont tès bon en dev, c’est pas pour rien que 50% des services info passe par l’inde, faut pas croire… j’y suis !

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